Le musée YVES SAINT LAURENT marrakech présente la première exposition rétrospective consacrée au travail de Jacques Azéma (1910-1979), artiste français qui découvre Marrakech en 1930. Sa peinture, fortement empreinte de symbolisme, restitue un Maroc très personnel. Jacques Azéma a exercé une importante influence sur les artistes marocains de son époque, à Marrakech mais également à Casablanca, où il a longtemps enseigné à l’École des Beaux-Arts. Cette exposition rassemble une quarantaine de dessins et peintures s‘articulant autour de trois thèmes majeurs dans le travail de cet artiste : les recherches géométriques, les scènes de genre et l‘homme. Il vit dans la medina près de son sujet : la rue, ses petits vendeurs et les acrobates sur la place. Il voyage et découvre avec eux les hammams de Marrakech. Les compositions et la manipulation libre des perspectives l‘écartent du naturalisme «orientaliste» qui sévit a l‘époque. Sa formation littéraire et artistique proche des surréalistes, lui donne le goût des recherches géométriques dans les formes, leurs inversions et la traduction du mouvement.

« Ses petits tableaux, tels des bijoux, sont une représentation onirique du Maroc, paysage de l’inconscient dont le langage pictural est plutôt celui d’un vrai surréaliste inspiré de Giorgio de Chirico ou de Pierre Puvis de Chavannes.
Ainsi il m’est agréable de penser que cette exposition rendra justice à Jacques Azéma et à la qualité particulière de son œuvre, et que cesse enfin cette longue période d’oubli pour apprécier la sensibilité moderne, issue directement de l’avant-garde parisienne, qu’il apporta avec lui en Afrique, il y a presque un siècle de cela. »

M-F GIACOLETTE & C.GONZÁLEZ-ALLER

JACQUES AZÉMA ET LE MAROC Contemporain de Jacques Majorelle, Jacques Azéma a lui aussi connu et aimé le Maroc. Il arrive pour la première fois en 1930 et se lie d’amitié avec les Marocains, ayant à cœur de comprendre la culture du pays, à Marrakech, Casablanca ou encore à
El Jadida.

« Moi qui n’aime rien tant que la naïveté vraie, c’est un peu pour vivre dans son rafraîchissant voisinage que je suis venu me fixer au Maroc. Je dois vous dire que je n’ai eu jusqu’ici de rapports suivis qu’avec les Marocains de la classe la plus humble dont le défaut de culture
a préservé cette naïveté, qui à mes yeux en fait tout le prix. »

Extrait d’une lettre écrite par Jacques Azéma à un ami,
le 28 juillet 1934 à Marrakech


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